Le pitch

Asteroid City, 1955, désert de l’ouest américain. À l’occasion de la convention annuelle Junior Stargazer, cinq petits génies scientifiques viennent présenter leurs inventions révolutionnaires. Au loin, les essais nucléaires font trembler les murs, les courses-poursuites entre policiers et bandits se répétent ad lib, et un train de marchandises n’en finit pas de traverser la ville.

Lors d’une session nocturne d’observation céleste, un vaisseau spatial apparaît. Suite à cette intervention extraterrestre, la ville est mise en quarantaine.

Mes impressions

Le rythme de Asteroid City de Wes Anderson est frénétique, et il est difficile de trouver le temps de respirer, même pour les fans habitués au tempo de Wes Anderson. Cependant, la photographie est spectaculaire, et je pense que les images resteront à jamais dans l’esprit de ceux qui le verront.

Le film aborde la solitude, la société des misfits, et comment les différentes échelles de la vie s’impactent mutuellement : de l’intime au communautaire, au national, voire même au cosmique. Les individus ont peu de contrôle sur des menaces comme la guerre nucléaire, les mises en quarantaine, les interventions d’OVNI, ou même sur la manière de faire leur deuil, tant individuellement que collectivement. Mais chacun a un rôle à jouer à chaque niveau, encapsulé dans le mantra final, “You can’t wake up if you don’t fall asleep”. Notre hyperactivité permanente nous empêche de prendre du recul sur nos intentions ou sur l’impact que nous pouvons avoir face aux absurdités des gouvernements occidentaux.

La magie habituelle de Wes Anderson réside dans le fait que ses films regorgent de détails, offrant ainsi une nouvelle expérience à chaque visionnage. Ils créent un cadre où votre attention peut explorer différents détails à chaque fois. Asteroid City semble ne pas faire exception, et j’ai hâte de le revoir.

Version en anglais de ma critique de Asteroid City.

La critique de la critique

Pour moi il y avait un grand Anderson aux Etats-Unis, c’est Paul Thomas Anderson.
— Michel Ciment, Le Masque et la Plume du 25 juin 2023.

Un, je ne vois pas le rapport. “Tu t’appelles Anderson et tu fais des films ? Ah, la place est déjà prise mon grand.” C’est comme ça que ça marche ?

Deux, n’importe quoi ! La preuve (dad-joke alert) ? Y’a Kyle Anderson qui joue au Minnesota Timberwolve, et ben il mesure 2,06 m.1

Bonus

  1. Plus sérieusement, pour mon opinion sur Paul Thomas Anderson, se référer à mes critiques de The Master, ou de Phantom Thread sur Letterboxd.

  2. Lire par exemple ma critique de Different Class, de Pulp