Soirée plutôt sympa et assez dense jeudi dernier à la Maroquinerie pour un nouvel Inrocks Indie Club. Au programme, dans l’ordre chronologique : Koko Von Napoo, Glasvegas, These New Puritans et Lightspeed Champion.

La prestation la plus anecdotique, sans être mauvaise, a été celle de Glasvegas. Malgré un nom assez rigolo, un chanteur presque sosie de Joe Strummer (la méga-classe en moins) et de bonnes intentions, le shoegazing des Ecossais n’est pas totalement convaincant. N’est pas The Jesus & Mary Chain ou My Bloody Valentine qui veut.

Je n’attendais à peu près rien de These New Puritans, vu la manière avec laquelle Bernard Lenoir et ses auditeurs avaient massacré le groupe après son passage en Black Session. Pourtant, la musique du groupe, quoique sans génie, est plutôt efficace. D’accord, les originaires de Southend se la pètent à mort sur scène mais leurs titres sont assez tubesques, Elvis en tête et ce n’est pas surprenant de constater qu’ils sont les chouchous du public assez jeune réuni ce soir pour remuer du popotin.

La meilleure surprise de la soirée est française et s’appelle Koko Von Napoo, groupe parisien, récent lauréat du concours CQFD des Inrocks. A placer sur la carte du rock’n’roll entre Electrelane et Elastisca, une bonne dose d’électro en plus et de guitares en moins, le groupe parisien, majoritairement féminin (c’est peut-être d’ailleurs à cause de ça que je pense à Electrelane et Elastica) est plein de fraîcheur et la non-maîtrise du groupe sur scène est vite pardonnée tant elle est réjouissante : il paraît que Katerine est fan.

Le meilleur groupe de la soirée fut Lightspeed Champion et merci bien car c’est lui que j’étais venu voir. Le projet solo de Dev Hynes, ex-Test Icicles (groupe éphémère, auteur de l’explosif et génial Circle, Square, Triangle), fournit une musique bien différente de celle de son ancien groupe. Pop, folk, harmonies à tout va, les titres de Falling Off The Lavender Bridge en font un album candidat au top 2008. Pourtant sur scène, les morceaux sont arrangés différemment et on soupçonne que cela est davantage motivé par des contraintes musicales et techniques que par vrai choix artistique mais le groupe compense par une bonne humeur inébranlable (sourire radieux pendant l’intégralité du concert pour tous les membres, particulièrement craquant lorsqu’il s’agit de la batteuse, Anna Prior) et des changements de rythme aussi décomplexés que foutraques sur la plupart des morceaux. Le groupe conclut en beauté en plaçant une version originale et inattendue du thème de Star Wars en introduction du dernier morceau. On ne pleurera pas sur les cendres de Test Icicles.