Le 12 novembre prochain, à l’Olympia, le festival des Inrocks proposera une soirée exceptionnelle : MGMT et She &Him, dont nous avons déjà parlé ici, se présenteront avec Fleet Foxes, dont nous allons parler maintenant et Alela Diane, dont on vous parlera peut-être un jour. Si vous êtes tombé de votre siège en lisant cette affiche, c’est bien normal et merci bien.

Le premier album éponyme des Fleet Foxes commence par un hommage évident aux Beach Boys. Au bout de 5 secondes, ils nous sont donc déjà sympathiques. A la fin des 11 titres, ce sont nos nouveaux meilleurs amis.

Cousins de Grizzly Bear, Band of Horses ou Mystery Jets, la filiation du groupe est assez prestigieuse : on pense aux Beach Boys donc, à Ennio Morricone ou à Simon &Garfunkel. Leur titre Your Protector sonne d’’ailleurs comme une version 2008 de El Condor Pasa.

Paul McCartney a dit un jour que lorsqu’une mélodie vient à lui en pleine nuit, il ne se lévera jamais pour la noter sur un bout de papier car s’il ne s’’en souvient plus à son réveil, c’’est que la mélodie n’’était pas assez bonne pour en faire quelque chose. Clairement, le groupe de Seattle a appliqué cette méthode pour leur album d’entrée sur la scène indé. La grace des mélodies de White Winter Hymnal ou de Ragged Wood, les pépites les plus brillantes de cet album le font déjà sonner comme un classique, deux mois à peine après sa sortie.