Catégorie "à voir au ciné mais faut se dépêcher"

The King’s Speech/Le Discours d’un Roi - Tom Hooper
Black Swan - Darren Aronofsky

Voilà bien les deux blockbusters du mois de février !

Pour le premier, meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur scénario original. Le teaser annonçait la couleur, il s’agissait d’un film à oscar, au sens neutre ou vaguement négatif du terme : performance d’acteur, costumes, scénario grandiloquent et tout le tintouin. J’ai néanmoins été agréablement surpris par le contenu du film qui dévoile une histoire méconnue - même s’il la romance sans vergogne, ce qui ne pose aucun problème en ce qui me concerne quand n’importe qui peut rétablir la vérité historique en consultant la page wikipedia du film vingt minutes à peine après la séance - et qui sait être drôle et prendre le contre-pied de ce que laissait entendre la bande d’annonce (en l’occurrence, je pensais que le personnage de Colin Firth serait nettement plus planplan).

Pour le second, meilleure actrice et 4 autres nominations. Là, c’est le contraire intégral. La bande d’annonce était alléchante, mais le contenu du film était désagréable au plus haut point. Si la fable est intéressante (comment le cygne blanc peut-il empêcher de se faire avoir par cet enfoiré de cygne noir ?), le style est d’un lourdingue incroyable : on a les sempiternels bruits à l’envers (celui qui a inventé ça mérite un procès en bonne et due forme), les cris et les ombres dans les coins de chambre, les bruits de plumes à chaque fois que Natalie Portman se retourne, etc. Darren Aronofsky ressemble ici d’avantage à un adolescent attardé (encore une fois, la figure du vendeur de BD des Simpsons me vient en tête) qu’au génie pétri de talent annoncé dans la presse par les critiques. Quand, en outre, je me retourne sur nos rencontres précédentes, je suis tenté de faire en sorte de ne plus croiser son chemin : The Wrestler était pas mal sans plus mais The Fountain était un sommet de prétention et l’un des films les plus ennuyeux qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années.

Les musiques qui vont avec

Plus je vieillis, plus j’aime quand un film me permet de glisser une oreille vers la musique classique, un domaine où je rougis de ma méconnaissance. C’est le cas avec The King’s Speech qui me fait aimer Beethoven autrement que sous la forme d’un Saint-Bernard. Qu’on se le dise, la symphonie numéro 7 en la majeur de Ludwig Von a un riff du tonnerre !

Même sur le domaine de la B.O., Black Swan ne se montre pas hyper intéressant : du classique connu de tous (le motif principal du lac des cygnes, tout le monde connaît quand même, faut pas déconner) et The Chemical Brothers. La prochaine fois, Aronofsky n’aura qu’à blinder sa B.O. de Massive Attack et on sera fâchés pour la vie... Pour fêter ça, allez, un peu de ska !

Incendies - Denis Villeneuve

Au Québec, tout commence par un frère et une soeur, Jeanne et Simon, qui découvrent à la lecture du testament de leur mère qu’ils ont un frère dont ils ignoraient l’existence et que leur père qu’ils croyaient mort est bien vivant. Leur défunte mère leur confie même la mission de remettre à chacun une lettre. Pour mener à bien cette quête, Jeanne se rend dans un pays imaginé du Moyen Orient, dont la mère est originaire.

Le film, adapté d’une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad, un auteur canadien né au Liban, se construit alors dans un va-et-vient entre le temps de la narration où on retrouve Jeanne et Simon dans leurs recherches, et le temps de la jeunesse de la mère, jeune femme embarquée dans un contexte de guerre.

Même si beaucoup trouvent la scène d’introduction du film clipesque et un poil trop lyrique (de jeunes gens se font raser la tête au ralenti avec Radiohead en fond sonore), la suite du récit est bien emmenée et alors que le scénario est larmoyant, la mise en scène reste plutôt élégante.

La musique qui va avec : You And Who’s Army ? - Radiohead

How Do You Know/Comment Savoir - James L. Brooks

Lisa est une joueuse de baseball irréprochable mais vieillissante et se fait virer de son équipe sans le voir venir. George est un cadre de la grosse entreprise tenue par son père contre qui l’état porte plainte pour fraude, il n’y est pour rien mais c’est lui le responsable aux yeux de la loi. En gros, c’est la grosse remise en question pour les deux personnages, et il va leur falloir revoir leurs priorités.

Ah, quand même un peu de légèreté pour essayer de se marrer en février. Convaincu d’aller voir ce film pour le casting plutôt que le scénario (pourquoi rater un film avec Owen Wilson et Paul Rudd ?), on ne s’attend pas à un grand film en allant le voir. Et même si on n’atteint pas là les sommets imprévisibles d’un film comme Marley et Moi (et en disant ça, oui, je suis sérieux à 100% voire plus), il y a beaucoup de bonnes choses ici aussi, malgré un manque de rythme qui fait tomber certaines situations à plat. On retrouve les acteurs dans leur registre le plus courant : Matty, le personnage d’Owen Wilson, est hyper drôle en vedette de baseball collectionnant les conquêtes mais tâchant de devenir monogame et Paul Rudd joue un peu trop le cocker triste mais sans être rédhibitoire.

Aussi, si le récit met beaucoup de temps à se construire, la question finale est assez sympa. Attention, je vais dévoiler un peu du film mais en gros un choix cornélien s’impose à George : condamner son père à mourir en prison ou consentir à prendre trois ans pour sa pomme, et renoncer ainsi à la femme qu’il aime, le tout se jouant lors d’une ultime tentative de piquer Lisa à Matty.

La musique qui va avec : What’s Under The House - Goldspot

La B.O. est globalement très mièvre, mais ce titre est à sauver...

Halal, Police d’Etat - Rachid Dhibou

Ce qu’il y a de bien avec Eric & Ramzy, c’est qu’on sait à qui s’attendre et qu’on est rarement déçu. Là encore, on rigole mais tout de même moins qu’avec La Tour Montparnasse Infernale et c’est aussi moins réussi que Seuls Two. On rigole même davantage quand Ramzy parle de son amour pour Patrick Sébastien à la télé :

Catégorie "Vieux Films à voir en DVD"

Pas de candidat ce mois-ci.