Les deux instrumentales de Giant : ah bon ?

L’album est bien, ok ! Très bien même, j’ose le dire !

Mais voilà, au milieu (et à la fin) de toutes les belles chansons folking-cool quasiment habituelles pour ce groupe, il faut bien le constater : ils nous avaient jamais encore fait le coup des instru-qui-tue...

Oui, mais l’instru-qui-tue... Pourquoi ? Comment ?

A première vue (ou écoute disons...) Baby Bigger et Mrs Bigger sont peut-être les 2 morceaux les plus discutables de ce nouvel album... discutables ou plutôt déstabilisants. Donc, on serait plutôt dans l’instru-qui-tue avec pour arme de prédilection l’ennui et/ou l’incompréhension. La technique conventionnelle chez l’auditeur qui veut rester vivant est alors le "viiiiiite, push forward !!!"

Mais bon, persévérons un peu... Réécoutons d’abord le bébé et puis après la dame...

Que dire du p’tit Giant alors ?

Les spécialistes sont formels : il n’est pas bien grand (1min32 à tout casser... ce qui montre au passage qu’on ne risque pas grand chose à le laisser s’exprimer...), ne tient pas trop sur ses jambes (écoutez ce rythme arabisant, nonchalant et louvoyant, décrivant on ne peut mieux sa démarche hésitante...), aime se faire entendre (cette trompinette qui commence à 20 secondes et braille autour de la première minute, c’est lui qui crie, non ?!?), mais se calme rapidement et reprend sa route ("vers la vie" diront les plus pédants, "vers cet été" diront plutôt les heureux possesseurs de l’album...).

Bref, un beau brin de géant tout bien considéré. On sent qu’il a du potentiel le môme, même si il n’est pas encore trop sûr de lui...

Enfin, heureusement, il y a sa maman (ou au moins "une dame" de sa famille) qui court à sa rescousse.

Et, quand bien même elle arrive un peu après le combat (ou disons, juste à la fin de l’album), lorsque les auditeurs peu consciencieux sont déjà partis vaquer à d’autres distractions, elle est là pour nous, les happy few. Happy parce qu’elle est rassurante avec ses "la-la-la" qui apaisent, mais aussi décidée, avec son tempo régulier que rien ne perturbe, pas même le sax du grand frère Düne qui se fait l’écho des cris du bébé observé précédemment. Mais au final, le bébé semble calmé... C’est ce qui compte, non ?

Bref, on peut quitter toute cette petite famille tranquille et heureux. Tout se termine bien pour eux. Pour nous aussi !

Tellement bien qu’on pourrait appuyer de nouveau sur play…